Aucune entreprise, tous secteurs et taille confondus, n’est à l’abri d’un acte frauduleux, qu’il soit perpétré par un individu venant de l’externe ou de l’interne.

Parmi les stratagèmes de fraude les plus courants figurent la corruption, le détournement d’actifs et la fraude relative aux états financiers. À cela s’ajoute qu’avec l’arrivée des nouvelles technologies et l’émergence de la cybercriminalité, la nécessité de se prémunir de mécanismes de prévention et de détection de la fraude devient de plus en plus flagrant, voire essentiel pour faire face à la menace grandissante.

Les différents coûts de la fraude

Au Canada, en 2018, la compilation de pertes financières émanant de fraudes[1] s’éleve en moyenne à 200 000 $. À noter que cette moyenne pourrait être sous-évaluée, notamment puisque que plusieurs fraudes ne sont pas détectées par les entreprises ou certaines non déclarées lors de sondages.  

Donc sans la mise en place de mécanismes efficaces de prévention et de détection de la fraude, les organisations s’exposent à de graves conséquences. De plus, les coûts émanant d’un acte frauduleux vont au-delà du financier, et peuvent affecter le moral des employés, la réputation de l’entreprise, les relations commerciales et même le prix des actions. Pour ainsi dire, les coûts liés à l’implantation d’un système de prévention et de détection de la fraude sont plus souvent moins élevés que ceux provenant d’une carence d’un tel système. Il est donc impératif de mettre en place des mécanismes de prévention et de détection de la fraude au sein des organisations, puisque la mise en place de procédures permet une détection plus rapide et conséquemment, occasionnent des pertes moins importantes.

Les modes de détection de la fraude

On dénombre divers mécanismes de prévention et de détection de la fraude, notamment les dispositifs de prévention et de contrôle de l’entreprise, la culture d’entreprise et les modes de détection en dehors de l’influence de l’entreprise. Les dispositifs de prévention et de contrôle seraient considérés comme le mode de détection le plus efficace, ayant un taux d’efficacité de près de 50 %[2].

En revanche, en 2018[3], les principaux facteurs ayant favorisé la perpétration d’une fraude se présentent ainsi :

fraude mieux vaut prevenir que guerir

Le rôle du juricomptable

Divers modèles normalisés sont utilisés sur le marché pour guider l’implantation d’un système de prévention et de détection de la fraude. Toutefois, une consultation auprès d’un juricomptable connaissant les particularités propres à votre industrie ainsi qu’aux risques y étant associés peut vous guider dans l’implantation d’un système efficace. Le juricomptable connaît les astuces empruntées par les fraudeurs, et sait ainsi non seulement les dévoiler, mais aussi les prévenir, en personnalisant les mécanismes de contrôle interne nécessaires.

Ajouter des activités de prévention et de détection de la fraude à vos procédures de gouvernance est une pratique responsable, saine et surtout, très rentable!

Pour en savoir davantage sur l’implantation de système de prévention et de détection de la fraude, écrivez-nous!

Notes de bas de page

[1] Selon les cas recensés par l’étude présentée au document Report of the Nations – 2018 Global Study on occupational fraud and abuse, Association of Certified Fraud Examiners (ci-après « Association des CFE »).

[2] Statistique Canada, Les fraudes contre les entreprises au Canada : résultats d’une enquête nationale, par Andrea Taylor-Butts et Samuel Perreault, 2007-2008.

[3] L’étude de 2018 de l’Association des CFE.

Avec la contribution de Jacqueline Lemay de Demers Beaulne. Cet article a été rédigé dans le cadre de l’aperçu trimestriel de la situation au Canada, un bulletin publié par les cabinets canadiens membres de Moore Stephens Amérique du Nord.